Photo : La traversée pour rejoindre le fil de l'éperon avant notre premier bivouac
Durant l'hiver 92, je fais la connaissance de Patrick Gabarrou. Au printemps, nous partageons notre passion commune lors de grandes envolées à skis ou en rocher dans les voies techniques au dessus de Cluses.
Un jour, Patrick me propose de l'accompagner aux Grandes Jorasses. Ensemble nous réalisons la première ascension Directissime de l'Eperon Margherita .
L'aventure humaine que nous partageons, les orages qui nous frappent durant ces quatres jours d'ascension scellent à jamais notre amitié.
Photo : La remontée des goulottes le premier jour.
Les conditions à l'attaque de la voie sont excellentes. Les dalles de la partie inférieure sont recouvertes d'une fine carapace de glace et parfois, nous avons la sensation de planter nos engins dans du carton-pâte...
Photo : Attaque en chaussons de la partie rocheuse quelque peu verglacée...au matin du deuxième jour.
Le deuxième jour, c'est mon tour de grimper en tête. Nous attaquons les difficultés rocheuses en suivant le fil de l'éperon.
L'ambiance austère et le rocher trempé ne m'aident pas à trouver la sérennité. Malgré ces conditions difficiles, nous enchaînons en escalade libre, les cotations oscillant entre le V+ et le 6b.
Photo : Escalade de l'éperon, en direction du grand dièdre sommital qui constitue le passage-clé de l'ascension.
Durant la deuxième journée, le temps va se dégrader progressivement.
Dans la soirée, nous sommes secoués par un violent orage alors que j'équipe, à la frontale, la première longueur d'artif du passage-clé : Un dièdre déversant d'environ 70m et légèrement incliné sur la gauche.
Très éprouvés après un second bivouac misérable, nous poursuivons le lendemain et sortons au sommet de la Punta Margherita en milieu de journée.
Sur l'arête, l'orage continue à jouer avec nos nerfs. Alors que nous tentons de rejoindre le Col des Grandes Jorasses, il faut à nouveau se mettre à l'abri et improviser un nouveau bivouac en contre-bas de l'arête, non loin de la Pointe Young.
Quatrième jour : L'échappée sur l'arête des Grandes Jorasses, non loin de la Pointe Young, en direction du Col des Grandes Jorasses.
Le lendemain à l'aube, nous profitons d'une accalmie pour nous échapper le long de l'arête aérienne et rejoindre le Col des Grandes Jorasses où nous attend le confortable bivouac fixe Canzio.
Nous rentrons à Chamonix le lendemain.
La première répétition et première hivernale de la Directissime de l'Eperon Margherita a été réalisée en mars 2006.
Face Nord de la Tour salière - Départ du sommet -
Photo : Sous le sommet, après le passage du couloir - cheminée
Photo : Coucher de soleil sur le Liskamm et le Cervin depuis la Cabane Margherita
Photo : La pyramide Vincent vue depuis la Parrotspitze
Photo : Sur les arêtes du Liskamm
A gauche : Le sommet de la Signalkuppe avec la Cabane Margherita
Au centre : La Parrotspitze
Photo : Arête sommitale de la Parrotspitze
Photo : Eperon Frendo en face Nord de l'aiguille du Midi
Photo : Le sommet du Mont-Blanc vu depuis le Col du Mont Maudit
Photo : Levé du soleil au sommet du Couloir Gervasutti ; Mont-Blanc du Tacul
La Bernina est un petit massif situé à l'extrémité orientale de la Suisse
Ce massif offre de belles possibilités pour le ski de randonnée ainsi que des courses d'alpinisme
Photo : Le Piz Bernina et la Biancogratt, une course de niveau AD très complète
Photo : Sur la Biancogratt ;
En arrière plan le Piz Bianco
Photo : Traversée de l'Oberland en randonnée glaciaire
Photo : Le Mönch vu depuis le sommet de la Jungfrau
Photo : Arête sommitale du Grünegghorn
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